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Franito : le reportage

Franito : le reportage

Un spectacle à découvrir en famille au Théâtre du Gymnase du 19 au 23 décembre. Découvrez l’interview de Patrice Thibaud et gagnez vos invitations !

Franito a réuni toutes les générations du 19 au 23 décembre au Théâtre du Gymnase à Marseille, retour sur ce spectacle où rire et flamenco ont été les ingrédients d’un spectacle familial réussi !

Patrice Thibaud a séduit le public pendant 5 jours en nous offrant un spectacle plein d’humour où le flamenco a une place centrale. Sur scène, ils sont trois ! Franito, jeune prodige du flamenco au physique de Sancho incarné par Fran Espinosa, sa mama joué par Patrice Thibaud qui bichonne son fils mais essaye aussi de rétablir un peu de silence dans sa petite maison andalouse et ce n’est pas une chose facile à obtenir avec un fils passionné de flamenco. Sur scène, ol y a aussi le guitariste Cédric Diot, qui en plus de jouer en live et mise à partie de temps à autre dans le spectacle.

Franito nous plonge dans le quotidien de cette famille espagnole, le spectacle se déroule dans la cuisine, lieu de vie de ce duo insolite. Les deux acteurs forment un duo à la fois complice et quelques peu taquin où des scènes de la vie quotidienne se transforment en une succession de moments drôles ! Le flamenco est bien présent, avec ou sans chaussures, Franito danse sa vie, ce qui à tendance à fatiguer sa mama. On retrouve durant un peu plus d’une heure, des onomatopées burlesques et les mimes impayables de Patrice Thibaud. Petits et grands passent du rire aux larmes et plongent avec grand bonheur dans le quotidien de cette famille.

www.patricethibaud.com/franito/

 

Franito, l’interview

Patrice Thibaud, qui a crée ce spectacle et interprète la mama sur scène a répondu à nos questions

Franito est né de votre rencontre avec Fran Espinosa, pouvez-vous nous raconter ?

Patrice Thibaud : J’ai fait un spectacle avec José Montalvo, chorégraphe à Chaillot avec qui j’ai fait Don Quichotte du Trocadéro. Il y avait une danseuse de flamenco dans ce spectacle qui est tombée enceinte, il a fallu la remplacer. Lors des auditions est arrivé ce petit bonhomme rondouillet qui a éclaté tout le monde avec sa danseFran Espinosa est entré dans la compagnie, on a joué ensemble, on a dansé ensemble, notre amitié est née immédiatement. Parallèlement, le festival de flamenco de Nîmes me demandait régulièrement de faire quelque chose autour du flamenco, mais cela ne m’inspirait pas. Quand j’ai rencontré Fran, j’ai eu envie de faire quelque chose avec lui.

Comment est née cette histoire entre un fils et sa maman ? 

Patrice Thibaud :  Après la décision de faire le spectacle et avant de commencer les répétitions, ma grand-mère espagnole à laquelle j’étais très attaché est décédée, c’est là que j’ai décidé de lui rendre hommage et de jouer une femme. J’ai voulu rendre hommage à la figure féminine espagnole que moi j’ai connu dans mon enfance sous les traits de ma grand-mère. Fran a perdu son père jeune et a aussi été élévé par des femmes. On a mis nos expériences en commun et on a fait ce spectacle autour du rapport méditerranéen entre la femme et ses enfants.

 

Comment est née cette histoire entre un fils et sa maman ? 

Patrice Thibaud :  Après la décision de faire le spectacle et avant de commencer les répétitions, ma grand-mère espagnole à laquelle j’étais très attaché est décédée, c’est là que j’ai décidé de lui rendre hommage et de jouer une femme. J’ai voulu rendre hommage à la figure féminine espagnole que moi j’ai connu dans mon enfance sous les traits de ma grand-mère. Fran a perdu son père jeune et a aussi été élévé par des femmes. On a mis nos expériences en commun et on a fait ce spectacle autour du rapport méditerranéen entre la femme et ses enfants.

Etiez-vous déjà un initié du flamenco avant le spectacle ? 

Patrice Thibaud : J’avais partagé la vie d’une danseuse flamenca pendant trois ans il y a bien longtemps. Malgré ça, je n’ai jamais été passionné par ça, mais ça m’interpellait. J’ai notamment le souvenir d’un spectacle flamenco que j’ai vu en Espagne quand j’avais quatre ans et qui m’avait marqué ! Quand j’ai rencontré Fran, qui est une pointure dans ce domaine, sa façon de danser m’a interpellé. J’ai voulu montrer le flamenco que j’avais envie moi-même de voir !

Comment avez-vous travaillé la gestuelle et le rythme propre à la buleria ?

Patrice Thibaud : J’ai eu un bon professeur ! Avec Fran Espinosa, qui était là tous les jours avec moi. Après moi, je suis un acteur physique, visuel, je joue avec mon corps. Quand on danse tous les deux dans le spectacle, c’est marrant car la scène où l‘on danse la buleria, on l’a monté en deux ou trois jours. Mon parcours m’a permis d’arriver à bien observer et reproduire.

Le burlesque est toujours bien présent dans vos spectacles, pour quelles raisons ?

Patrice Thibaud : Toujours ! Je ne peux pas m’en empêcher !  C’est comme une maladie. J’ai besoin de rire dans la vie. C’est quelque chose que je fais depuis tout petit, c’est plus fort que moi, j’ai toujours besoin de faire une bêtise à un moment donné. Sur ce spectacle Franito, on me dit souvent que c’est le plus beau spectacle, le plus personnel que j’ai fait, car il mélange vraiment le burlesque, la tendresse et toutes les émotions. On passe par des phases différentes dans le spectacle.

La musique aussi a une grande place pour vous…  

Patrice Thibaud : Toujours, je ne peux pas m’en passer ! La musique m’inspire. Comme je suis un acteur plutôt corporel et visuel, j’ai besoin d’un soutien musical. Si je suis en répétition sans musique, j’aurais beaucoup moins d’idée qu’avec. Ça me donne une idée, une couleur… ou parfois c’est l’inverse ! Un instrument en live sur scène c’est toujours magnifique.

Cocorico, Jungles… étaient déjà des spectacles qui s’adressaient à un public large et familial, c’est important pour vous de réunir les générations ?

Patrice Thibaud : Je suis tout public, je n’arrive pas à faire des choses qui ne soient  pas aussi pour les enfants, peut-être parce que je suis resté un grand enfant ! Moi je n’aime pas la vulgarité, des fois des textes peuvent être un peu coquins mais reste à double lecture. Je pense que c’est inné au fond de moi, j’adore faire rire les enfants ! Les publics idéaux en salle sont des publics mélangés et réunissant petits, ados, parents, grands-parents…

 

Dès 7 ans

 

Théâtre du Gymnase
4 Rue du Théatre Français, 13001 Marseille

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